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RDC:Que reste-t-il de Franco Luambo Makiadi vingt années après ?

27 Nov

Par Freddy Mulongo

Franco-Luambo Makiadi

Franco-Luambo Makiadi

Le temps n’a pas de visage, mais le monde a plusieurs formes de façades dans le cours du temps. Les Congolais de 1948 ne sont plus ceux de 2009, la personnalité de ce même peuple a évolué dans le sens que le destin leur a donné.

Disons encore que ce sont les événements que la République Démocratique du Congo a vécu qui peuvent expliquer la multiplicité des visages du Congo, de ses habitants et de ses ressortissant.

Ce constat affirme une vérité qui ne peut pas se démentir à cause du fait de l’intemporalité du temps dans le temps lui-même. Effectivement, ceux qui voudront dire le contraire sont capables de tous les sophismes.

En effet, on pourra toujours évoquer que les heures et les journées, à cause de leurs changements au cours de 24 heures sont déductibles du visage du temps. C’est vrai ! Mais après cela, verra-t-on dans ces anachronismes répétitifs de la morphologie du jour et de la nuit des rides, ces devant dire que la nuit d’aujourd’hui est différente de celle de la Préhistoire ?

En ce vingtième année de la disparition de Franco Luambo Makiadi, il m’a semblé pertinent, sinon absolument incontournable que Djamba Yohé, l’encrier de l’Atlantique Nord s’exprime sur l’héritage de Franco. Me fondant sur l’expression de la corrosion de l’être humain et des choses dans la nature à cause du facteur temps, j’ai mis Franco Luambo Makiadi au centre de ce phénomène afin de parvenir à une analyse qui le qualifie ou le disqualifie au hit-parade de la présence que la mort n’efface pas.

En fait, c’est pour parvenir à dire si Franco Luambo Makiadi est toujours avec nous ou si cet homme est mort et sa mémoire est aussi ensevelie avec lui.

Je ne me permettrai de pas de faire un jugement post-mortem sur ce géant de la Musique Congolais Moderne, mais je peux au moins, avec l’aide de quelqu’un qui l’a connu commencer à gratter dans les souvenirs de Franco Luambo Makiadi ce que le Congo, l’Afrique et le Monde ont retenu de lui.

Djamba Yohé nous a dit, il y a quelques années et dans tous les écrits qu’il produit que Franco Luambo Makiadi était connu au Portugal, au Brésil, en 1964, pays ou il avait déjà joué à un Festival, à Dakar pour le Premier Festival des Arts Nègres, comme invité spécial de l’événement et du Président Léopold Senghor Senghor, en 1965.

C’est à travers toute cette mémoire qui passe en revue dans notre souvenir que nous pénétrons des vingt ans de Franco Luambo Makiadi dans le séjour de l’éternité avec Djamba Yohé.

I. Que reste-il de Franco ?

1. Réveil-FM: : Monsieur Djamba Yohé que reste-t-il de Franco Luambo Makiadi après vingt ans d’absence dans l’espace temps de la République Démocratique du Congo et de la planète musique ?

Djamba Yohé : Le monde est une construction qui s’érige tous les jours et qui change constamment dans le paysage même si à l’inverse, le temps n’a pas de physionomie et de morphologie. Pour tout dire, le monde a divers visages.

Prenons l’exemple des habitats humains telles que les villes. Celles-ci, par leurs formes de constructions, étalent une culture, sinon une civilisation qui racontent le parcours de l’immersion de la civilisation avec leurs spécificités particulières. Les édificateurs chinois n’ont pas érigé des bâtiments pareils à ceux de Berlin et les villages congolais ne sont pas semblables à ceux de Scandinavie.

Dans la différence de ces conceptions d’habitats, il y a le souvenir qui restent des architectes des localités humaines antérieures.

Les villes à travers le monde sont construites en fonction des plans et des contours qui leur avaient été destinées. Lorsqu’on se promène à Rome, on découvre une ville avec beaucoup des monuments qui retracent les grands architectes de cette agglomérations urbaines plusieurs fois séculaires.

Dans les chambres du temps congolais, Franco Luambo Makiadi a rempli le Congo avec une part immense de richesse spirituelle reçu comme contribution spécifique et capitale à la construction du système de valeurs de nos traditions modernes, je veux dire, celles qui nous manifestent au monde avec l’identité rdécienne.

Les multiples apports de Franco Luambo Makiadi sont même allées au-delà de ce que ses capacités pouvaient lui faciliter. Par rapport à ses contemporains, Yorgho a legué à la Nation une oeuvre anthologique de musique et de philologie plein d’enseignements culturel et psychosociale.

L’abord des problèmes sociaux dans l’éducation des masses par les médias tels que le sketch, c’est à l’OK Jazz que recouraient les « Maboke » comme les Masumu De Brende dans « Théâtre de chez nous » pour donner vie et mouvement à leurs productions dramatique marié à l’art de vivre. Ce n’est pas là peu des choses, ces communications sociales que sont les messages de Luambo affirment, par elles-mêmes, que dans cet artiste, il y a avait un curé des phénomènes sociaux chez qui la société pouvait aller se ressourcer.

Il ne s’agit pas de voir Franco comme un prêtre de paroisse qui reçoit des confessions, mais comme quelqu’un qui dévoile les itinéraires et donne des solutions aux efforts communs de moduler la collectivité nationale dans le bon sens.

En fait, Franco Luambo Makiadi est pareil aux artistes qui ont construit et mis illustration le Vatican dans les siècles passés. En effet, ceux qui ont décoré la « Chapelle sixtine » n’avaient pas la vie des saints, mais leurs oeuvres mis en contexte sur les thèmes commandés par l’Église ont produit des saintes âmes par rapport à la force de leur art et de leur attrait.

La Sainteté de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus ou celle de Soeur Anuarite Nengapeta a été forgé par la puissance de l’invitation contemplative de l’Art sacré.

Je suis sûr que c’est l’effet suggestif des sujets de l’art sacré conjugué aux parades des fêtes de l’année liturgique qui ont suscité la vocation de Monseigneur Joseph-Albert Malula pour devenir prêtre.

En clair, le phénomène de la transformation de l’oncle de Kallé Jeff aura été le travail d’abord une production d’un esprit indépendant hors-les-murs du corps institutionnel du Magistère.

Franco Luambo Makiadi est comparable à ces grands que sont les Michel Ange, les Véronèse et les Scarlati par la musique qu’il a produite. Son doigté a défini le comportement de nos fêtes et de nos deuils. L’OK Jazz fut un don spécial pour la civilisation congolaise, avec ses pairs, l’African Jazz, le Loningisa, le Rock-A-Mambo ou le Conga Jazz sont finalement ces édifices qui ont préparé les consciences à se diriger droit vers l’indépendance. Car ne l’oublions pas, le catalyseur du sentiment national aura été sans conteste la musique.

Et celle-ci, Franco l’a bien faite. Pourtant, Franco, arrive à la musique, n’ont pas comme Mozart qui a été préparé à ce métier par son père, mais avec le concours du hasard à la recherche d’un emploi qui le sorte du danger de vagabondage et de délinquence juvénille. La rencontre avec des adultes qu’il a dépassé par la suite a accompli le miracle Franco.

Alors, que reste-t-il de Franco ? C’est simple à percevoir ! L’humanité n’a pas oublié Socrate, Platon, Aristote, Sophocle, Cicéron, Sénèque, Virgile, Jeanne d’Arc, Rabelais, Shakespeare, Beethoven, Victor Hugo, Edgar Allan Poe, etc. Il en va de même pour Franco Luambo Makiadi. Ce Madimbadien fait partie d’une galerie des figures de la rejouvance de la civilisation universelle par l’axe du Congo, car chaque époque de l’histoire a ses personnages qui la marque en espace et en durée. Socrate n’est pas plus grand que Lumumba, Aristote n’est pas plus grand que Kasa-Vubu et Victor Hugo n’est pas plus grand que Monseigneur Malula. Cela fera rire certaines personnes, mais moi je suis convaincu de la véracité de cette analogie.

Comme musicien, je sais que les Cubains se sont beaucoup nourri de la Musique Congolaise Moderne et le Grand Kallé est pour eux une figure intemporelle de la musique. Il reste donc de Franco Luambo Makiadi est une présence parlante ancrée dans la conscience de tous les Congolais et cela va s’inscrire pour toutes les époques comme on ramène à l’actualité Shaspeare en Grande Bretagne, Victor Hugo en France et je passe.

Quiconque passera par Kinshasa, sinon par tout le Congo, sentira l’âme de Franco Luambo Makiadi palpiter dans l’anatomie de la culture congolaise. Pour appréhender ce phénomène, je vous demande de passer à Waterloo à l’endroit du dernier combat de Bonapate, vous sentirez son souvenir surexcité les individus debout devant le monument de l’Aigle. C’est pareille pour Ya Fual, Franco De Mi Amor, Luambo Makiadi.

2. Réveil-FM : De qui pouvons-nous dire que Franco est héritier aux sources de sa musique ?

Djamba yohé : je vous répondrai par la réponse qu’un ami m’a formulé., c’est mon ancien voisin de classe à l’Institut supérieur des techniques appliquées (ISTA), il est avec vous à Paris, Sandy Makumbu, vous pouvez aller le voir. Évidemment, il m’a communiqué cela parce qu’il a vu que je ne pouvais pas me souvenir de tout. Franco est héritier de deux grands musiciens de son époque, à savoir :

1. Le vieux Lupasi ;

2. Ebengo Dewayon.

Ce sont ces deux guitaristes de talent qui ont forgé l’oreille musicale de Franco pour la musique. Il ne faut pas croire que ces hommes sont arrivés à jouer les instruments par pur hasard.

Le Vieux Lupasi a été initié à la guitare à l’école par les missionnaires et Dewayon a fréquenté les « Mindele de Kalina » qui forgeait le talent des Congolais pour leurs clubs select interdit aux Noirs, il a fait partie du premier noyau des Congolais qui se sont initié à la musique occidentale avec le Vieux Lopongo que j’ai rencontré plusieurs fois chez le Vieux BOTO, un ancien paianiste du temps de Loningisa et père d’un pianiste virtuose congolais qui donne des cours de musique en Allemagne, le jeune Booto Blanchard.

Celui-ci, avec sa famille, ont habité sise « Rue Bandundu » à Kintambo à côté de la Maison de la Commune, en face du Camp Utex et dans la périphérie de la paroisse Saint François, près de l’école au sein de laquelle Simaro Lutumba a étudié quand il était jeune.

Bien plus, tout n’est pas qu’héritage de ces Vieux Kulutu, Franco Luambo Makiadi a fréquenté Kallé pour étudier la mesure des séquences musicales, il est à ce titre un ancien de l’African Jazz à la percussion.

Attention, Franco n’était pas « Moto na mbonda » au sens péjoratif étant donné qu’il était déjà guitariste, il a évolué à ce poste pour comprendre la métronomie des mesures dans leurs successions rythmiques, cadencées et temporelle.

C’est avec le Grand Kallé que Franco a vraiment compris la grammaire musicale appliquée. Nous sommes autour des années 1954.

En fait, il faut que je vous dise ici que Franco est resté très reconnaissant à ce passage très court dans l’African Jazz, mais il faut aussi que je rappelle qu’à l’époque des débuts de Kallé et Franco en musique, les artistes ne sentaient pas des adversaires divisés par leurs appartenance.

Les disques Opika, Polydor, Ngoma ont réuni ensemble Kallé, Essous, Nino Malapet, Vicky Longomba, Rossignol, Bohlen Bombolo Wa Lokole, Charles et Antoine Kibonge (Deux frères pianiste ayant joué avec Kallé) sous une même direction musicale. Je ne serai pas étonné si Simaro dit que Franco a presté dans Loningisa et dans le Rock-A-Mambo.

Dans le fond, ce que nous appelons « Jam Session » aujourd’hui, est une habitude qui a existé du temps de nos pères et leurs petits frères.

L’héritage ne s’arrête pas qu’à ceux qui ont guidé Franco aux Fonts baptismaux de la musique, il va aussi jusqu’à ceux qui l’ont révélé au védettariat et au succès. À ce que je sache, et c’est Sandy Makumbu Kongolo qui vérifie mes doutes en me rassurant, c’est le Vieux Bowané qui a baptisé Luambo François du nom de « Franco », en 1955.

L’héritage de Franco n’est pas chiffrable, mais il a des repères incontournables qu’il faille rappeler à tout moment lorsqu’on évoque sa mémoire. À quel degré ?

Je n’en sais rien, il y a lieu de citer des grands noms qui ont fait la pluie et le beau temps au Congo-Belge, à savoir :

• Franco Kabaselle Tshiamala, le père de la Musique Congolaise Moderne ;

• Vicky Longomba, chanteur ténor de l’OK Jazz des origines ;

• Rossignol un autre ténor de l’ancienne école dans Loningisa et Rock-A-Mambo ;

• Tawumani, premier bassiste de l’African Jazz ;

• Roitelet, bassiste au sein de l’Ok Jazz des origines ;

• Albino Kabongo, saxophoniste ;

• Sacky le Nigérian au Saxophone que Manu Dibango incitait à s’améliorer par son jeu ;

• Charles et Antoine Kibonge (ils étaient métis de père européen), pianistes ;

• Bombolo Léon dit Bohlen, Guitariste accompagnateur à l’époque dans l’OK Jazz ;

• Pandy (bantous de la Capitale), Depuissant, Dessoin Mpaka Bosuama et Micorasson à la percussion:

• Edo Lutula le grand compositeur et Essous Jean Serge à la clarinettes. etc …

En définitive, Franco est un artiste qui a consommé l’héritage de ses prédecesseurs, de ses contemporains comme, Kwamy Lassitura Munsi, Mulamba Joseph dit Mujos, Checain Lola, les deux Isaac Musekiwa et Pedro, Verckys Kiamuangana Mateta tous au saxophone de l’OK Jazz, et des plus jeunes qu’il a encadré comme Youlou, Michel Boyibanda, et autres.

Franco n’est pas seulement ce qu’il a réalisé avec son orchestre, il est aussi influence des orchestres : African Fiesta et Afrisa, Le Fetival des Grand Maquisard, Continental, Thu Zaïna, Zaïko Langa-Langa, Stukas. Josky Kiambukuta, Sam Manguana, Dalienst, Flujos, Denis Bonyeme, Nyoka Longo, Manuaku Waku, Roxy Tshimpaka, Lita Bembo et Carlito.

Franco Luambo Makiadi est héritier de tous les phénomènes de la Musique Congolaise Moderne de toutes les époques musicales de sa génération, il a influencé une époque et la progéniture des époques successives l’a rattrapé pour le recycler avec les conséquences de sa propre influence sur les jeunes.

Certes que le temps nouveau soit celui qui module Franco à ses exigences, il n’en reste pas moins vrai que celui-ci n’a pas dérogé à un principe de l’orchestration des origines. L’OK Jazz, contrairement à l’African Jazz et l’African Fiesta surtout, n’a pas perdu la saveur d’une musique aux accents du saxophone. L’African Jazz de Kabaselle privilégiait les trompettes pour être assez proche de Cuba, mais Luambo Makiadi et Vicky Longomba n’ont suivi cette piste. Pour ces deux artistes, c’est le saxophone qui a prévalu sur les autres instruments à vent.

En d’autres mots, l’OK a gardé dans ses arrangements une facture d’un grand musicien congolais de Brazzaville, je veux souligner par-là en passant, l’apport inestimable de « Essous Serge » qui vient de nous quitter, dans le style de maintient du saxo au sein l’OK Jazz.

En fait, l’orchestre de Franco est un ensemble qui fait survivre le son de l’orchestre de studio Loningisa.

Youlou Mabiala s’en est souvenu et a nommé son orchestre de ce mythique nom.

3. Réveil-FM : Vous voulez donc dire que Franco est-il « pile ou face » de sa musique ?

Djamba Yohé : C’est bien vraiment cela, Franco Luambo Makiadi arrive à la musique avec l’enseignement qu’il a reçu de ses aînés, mais il ne se contente pas de se savoir limité pour s’inscrire dans l’avenir.

Aussitôt devenu musicien, Luambo s’efforce à comprendre la tablature de la guitare, il écoute la musique des Îles afro-latines et la musique portugaise du Fado, sans oublier bien sûr la musique espagnole qui a pris une grosse part dans son style, tant dans la Rumba que le Boléro qu’il jouait. Ça c’est le côté pile.

Plus que cela, Franco a transformé la société avec les audaces de ses compositions chantées dans leur aspect de texte et dans ses gymnopédies guitaristiques truffées de quintes, des octaves, et des vibratos sur les chanterelles des échelles supérieures du choix de son doigté. Cela montre à fortiori le côté face de Franco De Mi Amor.

Comment ? Franco regarde la société et voit les générations passer, cette observation le persuade d’avancer avec le temps pour ne pas se voir derrière les nouveautés de son époque.

C’est ce génie d’anticipation qui lui a permis de ne pas disparaître de la scène musicale jusqu’à la fin de sa vie.

Sur ce sujet précis, Franco Luambo Makiadia dit à Manuaku « Guitariste apolaka te ».

En tout cas, Franco n’a pas moisi et sa musique n’a pas connu de corruption.

Jusqu’à ce jour, il est continué par les orchestres qui jouent le rythme et le style qu’il a générés. Tout ceci pour dire en un seul mot, qu’il reste de Frano un souvenir inaltérable, son personnage est entré dans l’histoire et les légendes au même titre que Socrate, Platon, Sénèque, Cicéron, Molière et Claude Debussy. Pourquoi pas ?

II. LE PHÉNOMÈNE OK JAZZ

4. Réveil-FM : Lorsque nous regardons l’OK Jazz à partir de 1960, nous constatons que les premières grandes vedettes de cet orchestre sont déjà partis, on y trouve plus que les plus proches amis de Franco, pourquoi ce changement est-il arrivé ?

Djamba Yohé : La réponse est dans le tumulte des mouvements d’indépendance et de la décolonisation, cela peut paraître interloquant, mais c’est vrai.

En fait, les grandes figures d’une partie de l’OK Jazz étaient des éléments d’origine congolaise de Brazzaville.

Ce sont Essous, Pandy, Nino Malapet. Évidemment, ceux-ci ne vont pas tout de suite dans leur pays d’origine, ils se solidarisent autrement et font compagnie à Lando, dit Rossignol, ce chanteur ténor qui a fait les beaux jours et les beaux temps dans l’orchestre Rock-A-Mambo.

Toutefois, dans le fond de la pensée de ces derniers, il grouille une idée d’aller former un nouvel ensemble musical à Brazzaville, c’est l’orchestre les Bantous de la Capitale, celui-ci sera crée, le 12 avril 1959 et sa sortie sera, si je ne me trompe pas fixé le 15 août de la même année.

Les seuls Congolais de l’autre Congo qui demeureront dans l’OK Jazz après une dissidence qui n’aura pas longtemps durée pour les Bantous de la Capitale, et qui quitteront définitivement Léopoldville, en 1964, ce sont « De La Lune » qui n’est autre que Daniel Lubelo et Edo Nganga, sans doute Brazzos aussi. Les deux premiers cités ne reviendrons plus jamais à Kinshasa.

Le phénomène OK Jazz, c’est la rencontre fusionnelle de tous les Grands noms de la Musique Congolaise Moderne. De leur interaction à Loningisa et chez leurs Éditeurs Opika, Ngoma, Decca et Polydor, il sortira une sorte de commun accord sur la façon d’entrevoir la musique congolaise sous la forme moderne et notamment dans la construction de l’orchestre lui-même, dans l’usage des accords contemporains de la guitare et la mise en chantier des mélodies par une sorte de chorale subdivisant les échelles vocales en choeur.

En fait, la Musique Congolaise Moderne est organisée en trois voix distinctes au niveau du chant.

Il y a la première voix, la deuxième voix et la troisième voix. Dans l’OK Jazz, Vicky Longomba était le chanteur ténor du groupe, il y a avait à ses côtés Edo Nganga et Célestin Kouka.

Dans la partie instrumentale, ceux qui jouaient la clarinette comme le saxophone sont des artistes qui lisaient à vue la partition, donc les notes.

On peut citer : Nino Malapet au saxophone (Compositeur de c’est toi que je préfère), Armando Brazzos à la guitare rythmique (entre accompagnement et mi-solo), De La Lune jouait la basse et Isaac Musekiwa (un Nigérian).

L’OK Jazz est le bouillon de culture de tous ces artistes lorsqu’ils se sont côtoyés. Tout compte fait, chacun de ces musiciens, à la séparation partiel du groupe ou au mariage fusionnel de l’art de tous dans l’orchestre, a laissé dans l’âme de son correspondant une part de sa musicalité.

C’est cette graine qui a donné à Franco Luambo Makiadi la spécificité de son développement au fil des ans dans l’OK Jazz.

Je pourrais dire que le phénomène OK Jazz, c’est le caractère que cet orchestre a imprimé à la collectivité congolaise.

L’immersion de Franco dans la Musique Congolaise Moderne a eu un impact direct sur la communauté populaire du Congo-Belge jusqu’aux fins fins des villages ruraux.

En effet, Luambo Makiadi a paru comme un acteur que la grossesse de la culture sociale a donné naissance.

Franco s’est identifié tout suite à la psychologie sociale des Congolais toute catégorie. À la sortie des chansons comme :

1. Aimé Wa Bolingo ;

2. Zozo kobanga te ;

3. Micora son, etc.

Le public a vu dans Franco sa coqueluche, or les deux premières compositions rappelées ci-haut sont de Edo Nganga, Franco n’a de chanson que sa rumba écrite en espagnol, le « Micora son ».

Ceci atteste de la magie que Franco a exercé sur les auditeurs dont la plupart écoutaient la musique par la Radio-Léopoldville, Radio-Élisabethville, Radio-Stanleyville.

Franco a rejoint le sentiment des gens les moins huppées et les moins courtisées.

Paradoxalement, celui-ci cherchait à exceller comme Joseph Kabaselle, mais les Congolais n’ont pas voulu qu’il se sorte de la voie sur laquelle il s’est fixé avec son style.

Dorénavant tout ce qui sort des nouveautés discographique de l’OK Jazz, c’est Franco qui en est le compositeur quand ce n’est pas Vicky Longomba, car faut-il le dire, ce dernier fut plus vedette que Franco au début de ce fameux orchestre.

De toutes les façons, au fil des ans, l’OK Jazz a commencé à s’identifier plus à Franco Luambo Makiadi qu’à n’importe quel autre musicien et finalement, c’est devenu son orchestre au vrai sens du mot.

Le phénomène OK Jazz, c’est l’identification de cet orchestre à la personne même de Franco De Mi Amor.

5.Réveil-FM : Mais pour qu’un phénomène prenne l’autorité d’un établi passant pour une tradition que respecte tous et qui insuffle ses habitudes à la postérité, il faut qu’y ait des pré-requis qui font valoir cette effective phénoménologie. Ici je m’interroge en quoi Franco Luambo Makiadi est un phénomène ?

Djamba Yohé : La réponse est simple, ce qui a érigé Franco au rang de phénomène sans équivoque de l’OK Jazz, c’est son leadership naturel qui a tôt fait de condenser la puissance de l’orchestre sur sa personne.

À Partir du moment que les compositions des autres musiciens sont attribuées à Franco sans effort de connaître les auteurs de ces propriétés intellectuelles, il n’y a pas de doute pour affirmer que Luambo Makiadi, d’une certaine manière, a eu une emprise naturelle directe sur le patrimoine de son orchestre.

Par ailleurs, on peut également croire que cette cette hypothèque des oeuvres qui ne lui sont pas propriétés résultent d’un agrément non-dit des musiciens pour focaliser la promotion de l’orchestre et le marketing des disques sur un même centre. Partant, il appert que le public était enclin à acheter dans les discothèques les musiques « Made in OK Jazz » sans problème lorsqu’il s’agirait de Franco que d’un autre compagnon du même groupe.

Seul Vicky Longomba avait été difficile à soustraire d’une reconnaissance directe par rapport à son oeuvre. C’est probablement cela qui a fait que les deux musiciens, Franco Luambo et Vicky Longomba, ont fait ménage ensemble pendant des longues années à cause de cet osmose de complétude.

À l’inverse, on peut aussi dire que c’est à cause peut-être de cela que Essous Serge, Pandi, Rossignol, Dewayon et Roitelet dit Augustin Moniana quittent l’OK Jazz peu avant une année, soit en décembre 1956 pour aller créer le Roc-A-Mambo.

6. Réveil-FM : Par rapport à tout ce qui vient d’être développé, comment vous ferez-vous l’interpète du phénomène OK Jazz avec tous les bagages de vos connaissances sur la personne de Franco et de son orchestre ?

Djamba Yohé : Partons sur les pistes de réponse sans prétention ni vanité. Celui qui connaît Franco très bien c’est Simaro Lutumba et les autres amis de Yorgho, moi je ne suis qu’un enfant documenté par ce que j’ai vu de ces adultes et par la facilité d’accès que j’ai eu à leur espace des transaction amicales et discurdif.

Je n’ai pas tout vu et n’ai pas tout retenu. Je fais un énorme effort de ramener ces réalités au paysage de la mémoire collective, mais les témoins qui dépassent mes souvenirs et mes connaissances sur Franco sont là. Après Simaro, je vous exhorte d’aller rencontrer le « Général Michel Lonoh », c’est lui l’anthologiste des musiciens de la RDC, il les connaît tous.

En 1967, cet officier de l’ANC et homme de culture a écrit la première anthologie de la « Musique Congolaise Moderne », il est en somme le vrai recours pour rendre clair les zones d’ombres que mon enfance de l’époque n’a pas su retenir.

Cela dit, je passe à l’interprétation du terme qualificatif « Phénomène OK Jazz ».

Je procède toujours par le saisissement définitionnel du mot lui-même « phénomène ». Naturellement, un phénomène est déductible d’un entendement de ce qui tombe sous le sens.

Aussi vite que je pourrai me passer des autres explications, les orchestre OK Jazz et African Jazz sont des groupes musicaux qui sont vite passés sous le sens de la population congolaise, ils ont été vu tout de suite comme des ensembles qui arrivent avec des innovations qui n’épargent aucune curiosité face à leur expasnion socio-culturelle au Congo.

Effectivement, Franco et Kallé passent pour des plus grandes personnalités par lesquelles est passé le mouvement de la décolonisation avec la chanson et par lesquelles aussi a recommencé la reconstruction des mentalités après le séisme de l’après 30 juin 1960.

En fait, on ne peut se passer d’eux pour parler du Congo et ses traumatisme dont le plus fort et l’assassinat de Patrice Émery Lumumba, puisque chacun d’eux en a payé le prix.

Le premier, Franco, fut fait prisonnier avec la mise en marché d’une chanson qui dérange l’Establishment et a fait la prison, le second, Kallé Jeff, par son pédagogisme consistant à pousser la classe politique au réarmément moral a vu disperser son orchestre.

Kabaselle ne s’en remettra jamais. Maintenant, le phénomène OK Jazz peut être compris comme étant cette façon particulière par laquelle Franco Luambo Makiadi joue de la guitare.

Contrairement à ses aînés qui ont appris la musique écrite et capable de la lire à vue avec leur instrument, je pense ici à Jhimmy Doula et Tino Baroza, par exemple, Franco a pris possession de la guitare avec l’exercice pratique des répliques des accords qui lui ont été enseignés sur le tas.

Or, c’est avec ces possibilités limités que Ya Fuala a tout construit. Pour rappel, Jhimmy Doula, Ebengo Dewayon, Tino Baroza qui sont des bons guitaristes n’ont pas construit de style de musique. On pourrait dire la même chose des contemporains de Mamuaku.

Lorsque le Zaïko Langa-Langa a commencé, il y a avait beaucoup des guitaristes plus grands que Pépé Felly, mais c’est avec les musiciens de son groupe d’appartenance que ce jeune guitariste a inventé un style.

Pour ramener les choses à l’époque de Franco, celui-ci a crée un style et est un Maître d’École du genre OK Jazz. Le phénomène OK Jazz, c’est l’originalité de Franco dans sa littérature vernaculaire et les arrangements musicaux particuliers de son orchestre.

Je me souviens de ce qu’a dit Radio-France International à l’époque lorsque les voies des ondes et les médias du monde entier ont annoncé la mort de Franco.

Paris avait une formulation particulière de dépeindre Franco par son oeuver, la RFI a dit que le « Balzac » du Zaïre est mort.

C’était étonnant que cet hommage fut dit aussi sans entourloupette.

Les Français, les Ouest-Européens comme les Amériques du Nord et du Sud ont eu aussi leur minute de silence pour saluer cet homme exceptionnel qui est passé dans la durée et l’espace de l’actuelle RDC.

En lisant les autres articles d’hommage rendu à Franco, j’ai été surpris de lire ce qui suit :

« En effet, contrairement à la plupart de musiciens congolais « spécialistes » du thème de l’amour, Franco Luambo Makiadi puisait dans tous les domaines de la vie comme la politique, le travail, la société pour ne citer ceux là, Mais il chantait aussi l’amour, mais lorsqu’il chantait l’amour, il ne le faisait qu’à sa manière en exploitant ses multiples facettes, ressortant ainsi de manière aussi incroyable des aspects comme la jalousie, le découchement à la manière de la chanson MARIO, le détournement des mineurs avec MAMOU et les relations avec la belle famille avec Ya SIMON. » Source : César Ngadi dans Franco Luambo Makiadi, patrimoine national : 20 ans déjà !

Voilà l’exutoire par lequel je parviens à vous expliquer par une interpétation personnelle appliquée à Franco ce que c’est « Le phénomène OK Jazz ». Je ne peux entrevoir autrement cette phénoménoligie qu’en me noyant dans la profondeur de ce que je connais de Franco et de ce que j’ai retenu de cet artiste hors du commun.

L’OK Jazz aura été un orchestre du peuple à tout bout de champ. Il n’y a jamais eu, au temps de nos parents jusqu’à la disparition de Franco, un orchestre de l’ancienne époque qui soit une véritable institution d’obédience publique comme l’OK Jazz.

En clair, dans cette optique-là, on ne peut que dire sans faux-fuyant que le phénomène OK Jazz est définitvement un mariage des affinités de proxémie et d’émotions intercongolaises avec cet orchestre.

Franco Luambo Makiadi passe pour un véritable Héraut du Congo par la chanson et la musique vernaculaire dans son contenu intime et profondément culturel.

III. QUELLE EST LA CONTRIBUTION VISIBLE DE FRANCO À LA MUSIQUE CONGOLAISE MODERNE

6. Réveil-FM : Pouvez-vous Monsieur Djamba Yohé de façon magistrale ressortir les accents éloquents de la contribution de Franco à la Musique Congolais Moderne et à sa postérité ?

Djamba Yohé : Franco est un architecte directe parmi ceux qui ont construit le système de la Musique Congolaise Moderne.

Sa plus grande contribution est le fait qu’il est resté très proche du peuple. Joseph Kabaselle a travaillé grandement pour introduire le langage des musiques étrangères dans le contenu culturelle de la collectivité congolaise et il a réussi à rapprocher les communautés noires d’Afrique et d’Amérique, surtout latine en République Démocratique du Congo, dont les Cubains spécialement.

Mais Franco n’est pas allé par ce chemin, il a consolidé les acquis des musiques jouées au Congo par les Wenco, Adou Elenga, Taoumani pour créer le syle de l’OK Jazz. En écoutant la musique de Franco, on sent que l’on n’est pas loin de toutes les variétés de folklore congolais avec une dominante de la notation « Bakongo ».

Mais cela n’est pas un obstacle parce que les accompagnements de sa musique répondent sans conflit aux autres modes structurels d’envisager l’orchestration des oeuvres musicales des autres provinces cogolaises.

Franco a participé à la mise en place des accords fondamentaux sur lesquels reposent les principes fondamentaux du solfège conglais ses attenants dans les arrangements musicaux. Pour jouer la Musique Congolaise Moderne, il faut partir de l’idée que la chanson que l’on va produire doit absolument être couverte par trois grands accords de base, peu importe les accords relatifs qui peuvent se glisser ici et là.

Par exemple pour jouer « Mamou », il fait absolument, si on a pour gamme fondamental l’accord de Ré majeur, mettre en présence pour compléter l’harmonisation de la pièce, les accords de Sol majeur et de La majeur pour compléter l’orchestration dans l’accompagnement.

Au besoin, ce son les accords de Si mineur et et de Mi mineur qui peuvent ici et là servir de décor de brillance ou d’ombre. Avec le bagage de la connaissance musicale que Franco avait en devenant musicien, il n’est pas évident qu’il serait arrivé à entrevoir cette concordance avec une si grande érudition de l’architecture du son.

Pour ce travail d’arragement et de création, Franco a eu un très bon collaborateur, c’est Simaro Masiya. Ce guitariste fut la boussole de Franco dans les spasmes du son.

Simaro comprenait suffisamment la couleur des thèmes pour les colorer avec les teintes de leurs âmes. Pour s’en convaincre, il faut descendre dans les années ’60 pour écouter « Liwa ya Champagne » de 1962 Dans cette chanson, Franco emprunte les notes de Dies Irae, une chanson grégorienne qu’il adapte à son jue pour ressortir le requiem qu’il joue.

L’arrangement de Liwa ya Champagne ressort du génie, car partir de la musique populaire des collectivités sociale pour injecter une note romaine et faire aimer la pièce au public, il faut seulement être Franco.

Plus loin, lorsque l’on veut entendre le théêtre des charlatan ou Nganga kisi, il faut écouter sans se dérober « Cathérine ndoki » de 1964. C’est fou de voir comment Franco parvenait à ressortir les sentiments précis de chaque circonstance au moment circonstancié.

Vers 1969, il faut écouter Vicky Longomba dans « Après toi chéri, je n’aurai plus d’amour ». Dans cette chanson, qui est un peu une transposition, sans l’être de Tino Rossi, Franco joue le vibrator à la manière d’un Jimi Hendrix avant l’heure de gloire. C’est vraiment un son à fendre le coeur de la bien aimée.

La contribution que l’on peut retenir comme définitivement un capital de l’héritage de Franco à la collectivité nationale congolaise, c’est le leg d’un style de guitare, c’est la communication sociale dont son orchestre a été porteur, c’est l’humanité de sa personne avec ses compagnons et avec la communauté nationale, c’est sa musique qui reste et demeure un édifice d’un genre de musique qui ne s’éteindra jamais. Franco Luambo Makiadi fait partie des architecte majeurs de notre culture nationale, africaine et mondiale dans la rubrique des apports négro-africain.

Ceci dit, disséquons rapidement ces quatre Édits ou observations caractéristiques de la richesse reçue de Ya Fuala :

1. Le style : il est continué dans les orchestres du Congo-Kinshasa et Congo-Brazzaville, le jeu de Franco est un modèle perpétuel de la Rumba éternelle, elle reviens en force et pour bien l’écouter, il faut aller entendre les Bana Ok ;

2. La communication sociale a été la pierre d’achoppement de l’OK Jazz, Franco, Simaro et Vicky ont amené les thèmes des foyers, de la vie public et de toutes les rubriques de joie et des peines humaines au centre de leurs chansons. Franco n’a pas compliqué son langage, il a chanté les moeurs avec le vocabulaire populaire, ce faisant, il a fait oeuvre d’éducateur sans précédent ;

3. L’humanité de Franco est une qualité que peu des musiciens ont eu. On pouvait quitter l’Ok Jazz en colère, insulter Franco et le traîner dans la boue, aussitôt que la colère est passé, on pouvait retourner dans l’OK Jazz le même jour ou plusieurs années après, on avait toujours sa place, son salaire et son ancienneté.

7. Réveil-FM : En ce 20 ième anniversaire de la mort de Franco, pouvez-vous nous dire la part de Longomba dans cette mémoire ? Quel est votre dernier mot dans tout ça ?

Djamba Yohé :Papa Longomba était pour Franco ce que Nico était pour Rochereau. C’est Vicky Longomba qui incité Franco à se prendre en main et à améliorer la qualité des talents qu’il avait, entre autre celui des langues.

Franco Luambo Makiadi avait un très bel accent en français et il avait une sensibilité très aiguë pour les musiques noires du Brésil, des États-Unis et de Cuba.

Longomba avec un fort penchant vers Tino Rossi comme son collègue Joseph Kabasele a contribué avec cet apport à faire jouer à Franco des boléros d’une saveur plus qu’exotique, car il parvenait grâce à ce concours exceptionnel de Papa Vicky à faire des fusions de musique qui étonnaient plus d’un.

Franco est le seul guitariste congolais très bien connu au Portugal et au Brésil.

Mais à Cuba c’est le Docteur Nico et aux États-Unis, c’est Pépé Felly Manuaku.

Et Simaro Lutumba ? Celui-ci était pour Franco ce que Déchaud était pour Nico. En dehors de ses performances personnelles dues à son talent, Franco est un étudiant insatiables des mouvements harmoniques, il a pour cela beaucoup bénéficié de Longomba qui chantait souvent avec Kallé, Essous, Nino Malapet et tous les grands de l’époque. En fait, Longomba était le plus âgé de tous dans l’OK Jazz, il avait six ans de plus que Franco.

C’est un peu pareil ce que Wemba fut dans Zaïko face à Nyoka Longo, Manuaku et les autres.

Mais être musicien, c’est déposer son âge pour briller avec Orphée à l’Odéon. Sacha Distel disait que les musiciens n’ont pas d’âge que leur joie qu’ils sèment à tout vent.

Simaro Lutumba a produit Franco Luambo Makiadi comme soliste parce que son jeu savait inspirer Ya Luambo Yorgho. Simaro Lutumba est un artiste venu des spasmes enchanteur quand il joue la guitare.

Lui et Franco sont des guitaristes exceptionnels, ils n’ont jamais joué comme ils auraient dû le faire, car ces deux artistes tenaient compte des aspects commerciaux.

De ce 20 ième anniversaire de la mort de Franco, il faut absolument rendre hommage à tous les anciens de Loningisa, de Ebuka Buka Dynamique, de l’African Jazz et des orchestres congolais qui ont animé la vie artistique dans les années ’50. Franco est immortel, il est au Panthéon des Orphées maintenant.

Il n’y a pas des mots pour préciser ce que Franco a apporté, il est lui-même un grand don que Dieu ait donné à la RDC à travers tous ses noms par lesquels l s’est identifié dans le passé, le passé composé, le présent et le post-présent qui s’édifient avec les briques de nos écrits et ceux de Réveil-FM.

Pour en savoir plus, vous avez un père artiste qui a côtoyé Franco. Freddy Mulongo père est un musicien, allez lui poser des questions sur des sujets musicaux, il vous racontera toute une histoire, car il connaît Franco, Kallé, Ray Lema et j’en passe.

L’apport ultime de Franco Luambo Makiadi dans la Musique Congolaise Moderne, c’est l’épaisseur de sa taille dans la présence de la culture et de la civilisation congolaise.

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Publié par le 27 novembre 2009 dans Uncategorized

 

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