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VIH/Sida : les nouveaux cas ont baissé de 17% en 8 ans dans le monde

28 Nov

Par  H. Tawelo

Ruban-SIDAUn rapport conjoint de l’ONUSIDA et de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) publié mardi indique que le nombre de nouvelles infections par le VIH, agent causal du Sida, a diminué de 17% ces huit dernières années dans le monde. Les progrès les plus remarquables ont été faits en Afrique subsaharienne grâce à un meilleur accès aux soins et au traitement. Quelque 33,4 millions de personnes vivent actuellement avec le sida dans le monde.

Depuis 2001, date de la signature de la Déclaration d’engagement des Nations Unies sur le VIH/Sida, le nombre de nouvelles infections en Afrique subsaharienne a baissé approximativement de 15 %, soit environ 400 000 nouvelles infections de moins en 2008.

En Asie orientale, l’incidence a diminué de près de 25 % et en Asie du Sud et du Sud-Est de 10 % sur la même période. En Europe orientale, après une augmentation spectaculaire de nouvelles infections chez les toxicomanes par voie intraveineuse, l’épidémie s’est considérablement stabilisée. Pourtant, dans certains pays, des signes montrent que l’incidence du VIH croît de nouveau.

Le rapport publié mardi par le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/Sida (ONUSIDA) et l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), souligne qu’au-delà du pic et de l’évolution naturelle de l’épidémie, les programmes de prévention apportent un réel changement.

Le Malien Michel Sidibé, Directeur exécutif de l’ONUSIDA, s’est félicité en ces termes : «La bonne nouvelle, c’est que nous avons des preuves que les baisses que nous observons sont dues, au moins en partie, à la prévention. Néanmoins, nous constatons également que la programmation de la prévention est souvent éloignée des réalités et que, si nous arrivions mieux à amener les ressources et les programmes là où ils seraient le plus efficaces, nous progresserions plus vite et sauverions davantage de vies. »

Pour la première fois, la parution est double et le rapport UNAIDS Outlook examine la manière dont les études sur les « modes de transmission » changent l’approche pour les efforts de prévention. Ce nouveau rapport, présenté comme un magazine, cherche des idées et moyens innovants d’utiliser les données recueillies dans le rapport épidémiologique qui l’accompagne.

2,9 millions de personnes sauvées grâce à l’accès universel, à la prévention, au traitement, aux soins et au soutien

Les données du Point sur l’épidémie de sida montrent qu’à 33,4 millions, [31,1 millions–35,8 millions], le nombre de personnes vivant avec le VIH dans le monde n’a jamais été aussi élevé, ce qui s’explique par la prolongation de leur survie, grâce aux effets bénéfiques des thérapies antirétrovirales, et par la croissance démographique. Le nombre de décès dus au Sida a baissé de plus de 10 % ces cinq dernières années, davantage de personnes accédant désormais aux traitements indispensables à leur survie. L’ONUSIDA et l’OMS estiment que depuis l’avènement des traitements efficaces en 1996, quelque 2,9 millions de vies on pu être sauvées.

Le Dr Margaret Chan, Directeur général de l’OMS a, quant à elle, déclaré : « Les investissements internationaux et nationaux pour l’extension des traitements du VIH ont donné des résultats concrets et mesurables. Nous ne devons surtout pas relâcher l’action et c’est, au contraire, le moment de redoubler d’efforts et de sauver encore beaucoup plus de vies ».

Les thérapies antirétrovirales ont aussi eu un effet significatif pour la prévention des nouvelles infections chez l’enfant, davantage de mères séropositives ayant désormais accès au traitement qui leur évite de transmettre le virus à leurs enfants. Environ 200 000 nouvelles infections chez l’enfant ont ainsi pu être évitées depuis 2001.

Au Botswana, avec une couverture des traitements de 80%, les décès dus au sida ont baissé de plus de 50 % au cours des cinq dernières années. Le nombre des enfants récemment devenus orphelins diminue également, du fait que leurs parents vivent plus longtemps.

Le Sida doit sortir de son isolement

L’une des conclusions importantes du rapport est que la lutte contre le Sida est plus efficace lorsque les programmes de prévention et de traitement du VIH ont été intégrés dans d’autres services de santé et d’aide sociale. Les premières données montrent que le VIH peut avoir un impact non négligeable sur la mortalité maternelle. Les modèles de recherche élaborés à partir d’estimations établies en Afrique du Sud montrent qu’en 2008, le VIH était à l’origine d’environ 50 000 décès maternels.

« Il ne faut plus s’occuper du Sida de manière isolée », a dit M. Sidibé. « Les modèles de recherche montrent déjà que le VIH peut avoir un impact non négligeable sur la mortalité maternelle. En Afrique du Sud et au Botswana, la moitié des décès maternels sont dus au VIH. C’est pourquoi nous devons réunir les programmes de santé maternelle, de santé de l’enfant et de prise en charge du VIH, mais aussi ceux de lutte antituberculeuse, dans une approche unique afin d’atteindre un but commun », a-t-il ajouté.

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Publié par le 28 novembre 2009 dans Uncategorized

 

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