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Angola: la Constitution permet à Dos Santos d'éviter une élection directe

22 Jan

Source: AFP

Edwardo dos Santos

Edwardo dos Santos

L’adoption jeudi de la première Constitution de l’Angola permet au chef de l’Etat, José Eduardo dos Santos, au pouvoir depuis plus de 30 ans, d’éviter toute perspective d’élection présidentielle au suffrage universel direct.

Le Parlement, dans lequel Dos Santos, 67 ans, dispose d’une large majorité, a adopté très largement ce texte au cours d’un vote boycotté par le principal parti d’opposition, avec 186 voix pour, aucune contre et une abstention sur un total de 220 députés.

« Aujourd’hui, c’est un jour de victoire et de bonheur pour le peuple de l’Angola. Longue vie au peuple angolais », a déclaré le président de l’Assemblée nationale, Fernando da Piedade Dias dos Santos.

Le principal parti d’opposition, l’Union pour l’indépendance totale de l’Angola (Unita), a refusé de participer au vote de ce projet qu’il a simplement qualifié de « farce ».

L’ancien mouvement rebelle s’est opposé au texte qui prévoit l’élection du président au suffrage indirect (par les députés), réclamant la tenue d’une élection présidentielle comme cela était prévue en 2009.

Avec plus de 80% des sièges au Parlement, le parti de M. dos Santos, le Mouvement populaire de libération de l’Angola (MPLA), a rejeté cette demande et adopté le texte qu’il avait rédigé, écartant tout scrutin au suffrage direct.

Selon la Constitution votée jeudi, le chef de l’Etat sera la tête de liste du parti vainqueur des législatives qui n’auront lieu qu’en 2012, les dernières datant de 2008.

L’Angola fonctionnait jusqu’à présent dans le cadre de lois héritées des anciens colons portugais et cherchait à se doter de son propre texte fondamental depuis le retour de la paix en 2002, après 27 ans de guerre civile.

Les 244 articles de la Constitution fixent le mode de gouvernement du pays et définissent les droits des citoyens.

Le chef de l’Etat peut dorénavant choisir son vice-président, l’équivalent d’un Premier ministre dont le poste est supprimé.

Le Parlement a la possibilité de renvoyer le président mais il doit en référer à la Cour suprême acquise au chef de l’Etat.

Cette loi fondamentale, qui devait encore être approuvée par M. dos Santos et la Cour constitutionnelle dont les membres sont nommés par le président, stipule aussi que toutes les terres appartiennent à l’Etat. Il peut dorénavant décider qui a le droit de les utiliser.

Ce nouveau système électoral favorise le MPLA mais certains estiment que l’opposition a les moyens de tirer son épingle du jeu dans ce riche pays pétrolier où les deux-tiers des 17 millions d’Angolais vivent avec moins de deux dollars par jour.

« Le retard paraît favoriser le MPLA mais il peut permettre à l’Unita d’élire un nouveau leader et de devenir un sérieux défi face à dos Santos », a assuré l’analyste Edward George de la revue Economist Intelligence Unit.

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Publié par le 22 janvier 2010 dans Uncategorized

 

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