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Universite de Kinshasa, confusion à la Faculté Polytechnique !

16 Fév

Par Benjamin Akul

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La grève qui avait prévalu à la faculté polytechnique de l’Université de Kinshasa de mars à septembre 2009 avait réveillé l’attention des instances dirigeantes de la République. Aussitôt après, sur instruction personnelle du Raïs, des dispositions pouvant aider cette faculté à fonctionner, à assurer sa continuité, à moderniser ses laboratoires et à améliorer les conditions de vie du corps enseignants et administratifs furent envisagées et arrêtées.

C’est ainsi que le paiement des heures supplémentaires et des cours en suppléance fut décidé par le Premier Ministre, Adolphe Muzito. Ce dernier avait débloqué, en son temps, une enveloppe de l’ordre de USD 500.000. Seulement, le décaissement devrait se faire par tranche de USD 100.000, chacune. La première a été libérée en septembre 2009. Mais c’était sans compter avec les ennemis de cette Faculté qui ne rêvent que par sa mort certaine.

En effet, contre toute attente, un chambardement inopportun du bureau décanal a été décrété par le Ministre de l’ESU sous la couverture du Recteur de l’Université de Kinshasa. Le nouveau bureau facultaire dirigé par le Prof. Lubunga décidera de réunir un « Conseil facultaire » pour réaffecter les USD 100.000 de la première tranche. En pleine réunion, un dicta fut imposé aux membres du Conseil de faculté sur la nouvelle répartition de cette somme. Ce qui a été interprété par la communauté polytechnique comme un détournement des fonds publics, une combine propre aux Kuluna en cravate.

A l’heure qu’il est, le Prof. Lubunga serait interpellé auprès du PGR. Motif, aucune entente n’est trouvée entre ce doyen nommé (non élu conformément aux us et coutumes observés jusqu’alors dans les universités) et le corps enseignant de la faculté qui réclame le paiement du manque perçu par le doyen. Sera-t-il en mesure d’indemniser, individuellement, chaque professeur de la Faculté ? Difficile de pronostiquer.

Toutefois, attendons voir. La Polytechnique et les 5 chantiers D’autre part, l’initiateur de 5 chantiers de la République, très avisé de la qualité de la formation qu’offre la Faculté Polytechnique, parce qu’ayant jaugé ses fruits dont l’Honorable Katumba Mwanke, Kimbembe Mazunga, Beleke Tabu et autres, avait décidé que cette faculté, véritable univers de formation de l’élite dans divers domaines dont l’électricité, génie civil, télécommunications, aéronautique, mécanique, informatique ou encore les travaux publics, s’associe à l’Office des Voiries et Drainages, à l’Office des Routes ainsi qu’au Bureau technique de contrôle, pour le suivi et le contrôle des travaux de modernisation du boulevard du 30 juin.

Cette initiative, bien qu’au-delà des aspirations et attentes des professeurs de la Faculté, allait vraisemblablement permettre la modernisation des laboratoires, l’achat des équipements didactiques, l’amélioration des conditions de travail des enseignants et surtout rendre compétitive la Faculté Polytechnique de l’Unikin par rapport aux écoles polytechniques du monde occidental.

Fort malheureusement, des actions de sabotage menées par un soi-disant collectif des professeurs, avec l’aide des certaines officines du mal oeuvrant dans les structures officielles de l’Etat, a détourné la décision du Chef de l’Etat de son objectif au profit des poches de certains individus. C’est ainsi que le Prof. Bagula s’est vu déféré auprès du PGR pour rendre compte de ces faits.

Ceci, après enquêtes et investigations minutieuses menées par les hommes de l’Inspecteur Général de la Police Nationale. On n’en saura un peu plus dans les jours à venir.

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3 Commentaires

Publié par le 16 février 2010 dans Uncategorized

 

3 réponses à “Universite de Kinshasa, confusion à la Faculté Polytechnique !

  1. machine

    23 février 2010 at 2:21

    vraiment ou va t-on?mboka na biso ezo kende wapi?la polytech dans d’autres cieux est un domaine strategique.mais chez nous c le sabotage

     
  2. Boroto Jean de Dieu

    6 mars 2010 at 10:52

    A la redaction de la voix de la democratie congolaise (LAVDC):
    Veuillez envoyer une adresse email ou vous envoyer en piece jointe certains elements officiels, dont une lettre des professeurs de la faculte polytechnique de l’Unikin protestant contre l’arrestation de deux profs Lubunga et Bagula.
    Ils vous permettront de faire un reportage plus objectif et mieux informe sur ce dossier.

    Patriotiquement

    Boroto Jean de Dieu
    Pretoria, Afrique du Sud

     
  3. Ndolo

    24 mars 2010 at 4:07

    Visiblement, vous êtes soit mal informé, soit de très mauvaise foi:

    Voici les faits:

    Depuis bientôt un mois, deux professeurs sont détenus soi-disant pour des fautes commises dans le cadre de leurs fonctions académiques : ceci constitue une première, quasi sans précédent en République du Congo, et intéresse ou inquiète plus d’un citoyen.

    Il s’agit du professeur LUBUNGA Pene Shako, doyen de la Faculté Polytechnique de l’Université de Kinshasa et du professeur BAGULA Chibanvunya, ancien vice-doyen, et directeur du Centre de Recherche et de Maintenance (CEREMA).

    Suite à une lettre de dénonciation écrite par deux autres professeurs (BIMUALA Bamueni et BEYA Kamba), ils ont été convoqués notamment par téléphone à la Police, soumis à 3 séances d’auditions, ensuite arrêtés et transférés auprès du PGR KABANGE au siège de l’INSS le 15 février 2010.

    Ils y ont été menottés, déferrés au parquet général de la Gombe, gardés au cachot deux nuits, et, ensuite ligotés et transférés à Makala où ils ont passé 8 nuits dans un couloir, pour y être enfin entendus, en chambre du conseil, sans leurs avocats!

    Il leur est reproché d’avoir “détourné des deniers publics” selon les dénonciateurs.

    En fait tout commence vers mars 2009 par un arrêt total des activités de la Faculté Polytechnique, événement qui interpelle aussi tôt les autorités. Le Ministre de tutelle découvre ainsi que la Faculté qui a perdu près de 3/4 des effectifs depuis l’arrêt de la coopération belge (1990) n’a pu assurer que péniblement sa charge. Un mémo est adressé aux autorités présentant les problèmes de la faculté dont le plus fondamental est celui du manque de la relève, conséquence des conditions de travail inacceptables pour les ingénieurs civils. Une autre conséquence est la charge d’heures supplémentaire dont les frais sont irrégulièrement payés depuis 2001. Suite aux démarches du Ministère de l’ESU, le gouvernement a pris l’engagement de soutenir le fonctionnement de la faculté polytechnique par des voies diverses et notamment un premier montant de 82 millions de Franc Congolais est versé à l’UNIKIN pour relancer les activités de la faculté polytechnique afin que les enfants puissent étudier. Il était entendu que d’autres tranches suivraient.

    Le Conseil de faculté convoqué en septembre 2009 débat des voies et moyens pour motiver l’ensemble des corps de la faculté et décide de repartir cette première tranche sur les professeurs, les chefs de travaux, les assistants, les administratifs et des frais de fonctionnement. Ce qui a été exécuté. Le rapport a été fait aux autorités, et il s’ensuivît une reprise de toutes les activités à la faculté.

    Voilà ce que BIMUALA et BEYA qualifient de premier “détournement de fonds” dans leur dénonciation, alors que la comptable de la faculté a justifié tous les fonds. Pour eux, les fonds devaient être partagés seulement entre les 25 professeurs.

    Dans la même période, un groupe de quatre professeurs de Polytechnique sont reçus par le ministre des TPI à qui ils proposent d’être associés en tant qu’experts techniques et organisationnels au contrôle et suivi des travaux de la reconstruction nationale.

    Ils sont autorisés à le faire et obtiennent du professeur BAGULA d’utiliser le label CEREMA, sous forme d’un contrat dûment signé. Seule cette procédure est utilisée par Cerema quand il délègue des experts et ceci depuis sa création et sous les directeurs précédents.

    Le collectifs ainsi mandaté signe un contrat en bonne et due forme avec l’OVD et l’Office des Routes et se voit associé au contrôle des travaux de rénovation du Boulevard Lumumba à Kinshasa, en partenariat avec le BTC, Bureau Technique de Contrôle du Ministère. Tout ceci est reporté dans le PV du Conseil de Faculté de Décembre 2009.

    Et voilà, les deux dénonciateurs BIMUALA et BEYA qui réapparaissent, arguant que les rémunérations de ces contrôles devaient aussi leur être payées, même s’ils ne participent aucunement à ces travaux. Et par un jeu de trafic d’influence, ils font enregistrer un nouveau “détournement de fonds publics”.

    Quand on découvre la vérité de cette histoire, on reste perplexe, abasourdi.

    Les plaignants accusent sans apporter de preuves!
    Pourquoi les deux plaignants n’ont envoyé aucune réclamation à leur hiérarchie, dont le Rectorat, le Conseil d’Administration ou le Ministère de tutelle?
    Les dénonciateurs citent les plus hautes autorités par manipulation ou simple trafic d’influence?

     

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