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Et la série continue. Hier, c’était à 'l'Unikin. Aujourd’hui, c’est la Tshangu

23 Jan

Par  RICH NGAPI

La série macabre continue. Les semeurs de la mort poursuivent leur mission de défier l’autorité de l’Etat. Hier, c’était à l’Université de Kinshasa. Aujourd’hui, c’est au tour de la partie Est de la capitale : la Tshangu est frappée par les assassins. Mbembo Lembi, c’est ainsi qu’il s’appelait. Ancien de l’Ista a été fauché, jeudi, par des inciviques à Masina. Avec lui, deux autres victimes : une écolière criblée des balles est encore internée à l’ex-Mama Yemo.

Inconsolables, parents et amis s’arrachent les cheveux. La mort dans l’âme, ils auraient souhaité que la mort aille voir ailleurs. Mais où ? Trop tard. Mende parle de l’UPN L’irréparable est déjà consommé. Le jeune diplômé en Electronique ne pourra jamais savouré, dans cette terre des hommes, le fruit de ses éprouvantes et longues années académiques passées à l’Ista.

Que s’était-il passé ? Suivez. Aussitôt les études terminées, le jeune homme réparait les postes téléviseurs, les radios et les appareils cellulaires. Ce jeudi-là, il est 3 heures du matin quand des éléments incontrôlés se pointent à la porte du jeune réparateur. Après avoir criblé des balles la porte métalliques, ils se rabattent sur la fenêtre en bois. C’est ici que deux balles lui traversent le corps. Il succombera quelques minutes seulement après le forfait. Fait curieux : le corps de l’infortuné a vite été acheminé à la morgue de la Clinique Roi Baudouin. Sans enquête. L’ordre aurait été donné. Par qui ?

Qu’avait-il contre ses bourreaux ? Dieu seul le sait. Les résultats d’enquêtes peut-être aussi. Mais les enquêtes dans ce pays, personne n’en est dupe. Ses résultats sont éperdument attendus comme les chrétiens attendent le retour du Messie.

Ce crime odieux ne fait que prolonger la liste d’une longue vague d’assassinats qui secouent le district de la Tshangu ces derniers jours. Rien que la semaine dernière, on a signalé une série d’assassinats dans les quartiers Mikondo, Mpasa, Mikonga, mais aussi Kinkole.

Fait symptomatique, ce sont des hommes en uniforme qui sont, pour la plupart pointé du doigt. Les agents de l’ordre créent ainsi l’insécurité. Quel drôle de controverse. Ici comme à l’Université de Kinshasa – où l’on a enregistré les disparitions brutales des étudiants Fiston Nzomambu et Michel Mbayi – la réaction est connue : il y a une main noire derrière ces crimes. De Qui, bon Dieu ? Pourquoi les services compétents n’arrivent-ils pas à remonter la filière pour traquer les auteurs et les commanditaires ?

Quoi qu’il en soit, ça sent mauvais dans la capitale congolaise. Ce feuilleton macabre a l’air de ne pas se terminer de si tôt.

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Publié par le 23 janvier 2011 dans Uncategorized

 

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