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Au cours d’un point de presse hier L. Mende : « L’attaque contre la résidence du président Kabila est un acte criminel et non une tentative d’un coup d’Etat »

02 Mar

Par Louis-Paul Eyenga Sana

-L’attaque contre la résidence du chef de l’Etat, Joseph Kabila, le dimanche 27 février dernier, est un acte criminel qui n’est pas signé et non une tentative d’un coup d’Etat.

En attendant que les conclusions des enquêtes des autorités de la justice « qui nous donneront d’autres détails », le gouvernement se réserve de communiquer sur les tenants et les aboutissants de l’acte criminel posé par des hommes armés dans le périmètre de la résidence du chef de l’Etat, le dimanche 27 février à Kinshasa. Le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, l’a déclaré, hier mardi. C’était au cours d’un point de presse tenu hier mardi à Kinshasa.

Dans son adresse, le porte-parole du gouvernement a décrit le film de cette attaque menée par un certain « Capitaine Alpha » des FARDC et ancien officier d’un groupe armé intégré, tué lors de l’attaque. Outre la résidence du président de la République et le camp militaire Kokolo, d’autres sites dont la RTNC ont été ciblés, a-t-il révélé.

Selon le ministre Mende qui avait abordé plusieurs questions, dont la vie chère, la lutte contre la fraude minière, la mise en place du Bureau de la CENI et l’affaire des mercenaires congolais dans la répression des manifestants en Libye, le dimanche 27 février 2011, des tirs nourris ont été entendus dans le périmètre de la résidence du président de la République à Kinshasa/Gombe vers 13 heures 30’.

LE FILM DE L’AGRESSION

Pour le porte-parole du gouvernement, il s’est agi d’une agression opérée par une cinquantaine d’hommes armés arrivés sur les lieux une ou deux minutes plus tôt. Les assaillants ont été maîtrisés après les affrontements qui ont duré une vingtaine de minutes. Le bilan humain de ce combat est de 7 morts du côté des assaillants. Un élément de la Garde républicaine, grièvement blessé lors de l’opération, est mort des suites de ses blessures.

Une quinzaine d’assaillants ont été appréhendés sur place, tandis que le reste du commando, en fuite vers différentes directions dans la ville, seront capturés quelques heures plus tard par les forces de sécurité.

Dans le même temps, un autre groupe de quelques dizaines de leurs comparses tentaient de prendre le contrôle de l’arsenal de la caserne militaire du camp Kokolo, pour s’emparer des armes et munitions. Sans succès, car là aussi ils ont été rapidement mis en déroute par les forces de sécurité qui ont pu interpeller beaucoup d’entre eux. Plus d’une soixantaine de terroristes se trouvent en ce moment entre les mains des services spécialisés auxiliaires de la justice qui les interrogent. LE GOUVERNEMENT RASSURE

Le ministre Mende a ajouté que « les autorités judiciaires feront savoir très bientôt leurs conclusions, mais on aperçoit d’ores et déjà toute la trame de cette offensive de type primaire. Des commanditaires aussi bien à l’intérieur du pays qu’à l’étranger sont cités par les assaillants. En attendant que les enquêtes en cours permettent d’en savoir plus sur les initiateurs, les acteurs, les commanditaires, les réseaux de complicité éventuels et les objectifs de cette action criminelle qui n’a été revendiquée que longtemps après coup par un ancien baron de triste mémoire de la deuxième République sur un site Internet, le gouvernement rassure le peuple congolais que cette aventure a été totalement écrasée par les forces de sécurité de la République qui sont à féliciter pour leur professionnalisme et le dévouement dont ils ont fait preuve ». Ce, avant d’exhorter les uns et les autres et notamment aux partenaires impliqués dans le secteur de la sécurité de s’abstenir d’entretenir une atmosphère de panique qui semble avoir été le but recherché par les terroristes.

LA VIE CHERE ET LA FRAUDE MINIERE

Le porte-parole du gouvernement a également abordé la question de la hausse des prix des produits de première nécessité qu’il a imputée « à la surchauffe sur le marché mondial ». Pour cela, il a dit que le gouvernement a élaboré une stratégie globale pour la maîtrise des prix dont la mise en œuvre a été confiée à la Commission ECOREC du gouvernement. Il a ajouté que le gouvernement a pris quelques mesures urgentes dont l’éradication des taxes illégales, le retrait des services non autorités aux frontières et les négociations avec la Namibie et le Brésil afin de maîtriser les prix à l’achat des produits alimentaires dont le chinchard, poulet, viande, sucre, lait, riz, etc.

S’agissant de la lutte contre la fraude minière, le ministre a rappelé que la suspension en septembre 2010 de l’exploitation des minerais, a permis au gouvernement en concertation avec les professionnels du secteur minier et les différentes couches de la population du Nord-Kivu, Sud-Kivu et Maniema, d’élaborer des mécanismes d’exploitation plus conformes aux intérêts nationaux et d’assécher la principale source de revenus des forces négatives qui déstabilisent cette partie du territoire national.

LE CAS DU KENYA

Dans les explications, Lambert Mende a indiqué qu’au mois de février dernier, après que le gouvernement a été informé qu’une quantité plus importante d’or était sortie irrégulièrement de la RDC et se trouverait en transit au Kenya à destination d’un pays du Golfe, le président Joseph Kabila a dépêché à Nairobi, une délégation gouvernementale composée de ministres de la Coopération internationale et des Mines, laquelle était reçue par le président kenyan Mwai Kibaki. Objectif visé : obtenir l’application du protocole de la Conférence internationale sur la Paix et la sécurité dans les Grands Lacs dans les dispositions concernant la lutte commune contre l’exploitation illégale des ressources naturelles et de la Déclaration de Lusaka sur le même sujet.

La RDC attend du Kenya la vérification des informations parvenue en sa possession et, le cas échéant, la saisie et la restitution de la cargaison en question, sans préjudice des poursuites judiciaires contre les intervenants dans cette transaction frauduleuse. A ce sujet, le gouvernement salue cette coopération exemplaire des autorités kenyanes et appelle tous ses homologues aussi bien dans la région que partout ailleurs à suivre ce bel exemple. L’AVION IMMOBILISE A GOMA

C’est ce qui a permis, entre autres, l’arrestation à Goma d’un groupe de trafiquants étrangers et nationaux qui s’apprêtaient à expatrier une cargaison de près d’une demie tonne d’or acquis frauduleusement au Nord-Kivu et qui font l’objet de poursuites judiciaires. A ce sujet, le Procureur général de la République se rendra sur place à Goma pour enquêter.

A une question sur l’implication du général Bosco Ntaganda dans cette affaire, le ministre Lambert Mende a dit qu’il est renseignant ou informateur et que « la justice fera son travail pendant le temps qu’il prendra » comme pour les autres dossiers. C’est dire que le gouvernement qui a effectué une évaluation des effets de la mesure de suspension de l’exploitation minière dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu et du Maniema.

Il en ressort qu’en dépit de la récession économique qui a affecté la vie sociale des populations dépendantes de l’activités minière, et qui appelle des mesures rigoureuses d’encadrement des creuseurs artisanaux en coopérative pour leur protection et la certification de leurs produits, cette mesure a permis de réduire à la portion congrue les sources de financement des groupes armés étrangers, qui chassés des sites miniers, n’ont plus d’autre recours que des méthodes de guérilla pour survivre.

SATISFAIT DU PROCESSUS STAREC

L’autre mesure positive de la mesure présidentielle, c’est que les nationaux jadis réfractaires au processus de paix, car ils vivaient aux crochets des groupes étrangers considèrent avec de plus en plus d’intérêt les programmes de pacification et démobilisation du gouvernement à travers le programme SATREC pour lequel, il faudra mettre plus de moyens pour aider les populations locales d’intégrer le processus de paix. C’est le cas du FRF de Bishogo et Rukunga au Sud-Kivu, c’est le cas des Maï-Maï Kifwafwa de Saddam et Mugula qui ont quitté leur base de Misenge pour se rassembler à Walikale et à Fizi et Kamituga (Sud-Kivu).

C’est pourquoi, le gouvernement se félicite des succès de sa stratégie globale contre l’insécurité dans le Kivu qui repose sur le dialogue avec les groupes qui s’y prêtent et la pression militaire sur les réfractaires. A ce jour, la plupart des groupes armés concernés par le « Programme Amani » sont organisés en partis politiques, le gouvernement leur ayant accordé des facilités pour l’obtention des actes juridiques requis. Pour le reste, le gouvernement continue à travers le programme SATREC, de s’occuper du retour des réfugiés et déplacés internes, de construire des routes et des casernes pour les forces armées et de police ainsi que d’appuyer la réinsertion des ex-combattants.

Le ministre Mende a salué l’initiative des diplomates africains et la Monusco de visiter les zones ciblées par le plan STAREC.

LA CENI ET LA CRISE LIBYENNE

Saisissant l’opportunité lui offerte par la presse, le ministre de la Communication et des Médias a indiqué que le gouvernement s’est réjoui de la prestation de serment des membres du Bureau de la CENI qui marque la détente et la sérénité observée depuis leur désignation. Et d’affirmer : « Rien désormais ne devrait empêcher le cours normal d’un processus électoral que tous les Congolais veulent apaiser ».

Enfin, il a fait une mise au point concernant l’information faisant état de la présence des mercenaires congolais parmi ceux qui sèment la mort en Libye.

« Si la présence de mercenaires d’origine congolaise est confirmée en Libye, il devrait s’agir, sans doute, de gens qui n’ont rien avoir avec les institutions en place dans notre pays » a, sentencieusement dit le ministre de la Communication et des Médias. Et d’ajouter : « A ce jour, une centaine de nos compatriotes sont réfugiés dans les locaux de notre ambassade à Tripoli. Le dernier conseil des ministres a, à cet égard, pris quelques dispositions pour les exfiltrer et les ramener à la maison. C’est la seule préoccupation du gouvernement à l’heure actuelle par apport à ces événements ».

A rappeler le porte-parole du gouvernement a apporté des précisions sur l’information faisant état de la présence de mercenaires congolaise parmi ceux sèment la mort en Libye. A ce sujet, il a précisé que si la présence de mercenaires d’origine congolaise est confirmée en Libye, il devrait s’agir sans doute de gens qui n’ont rien avoir avec les institutions en place dans notre pays.

Et de conclure : « A ce jour, une centaine de nos compatriotes sont réfugiés dans les locaux de notre ambassade à Tripoli. Le dernier conseil des ministres a, à cet égard, pris quelques dispositions pour les exfiltrer et les ramener à la maison. C’est la seule préoccupation du gouvernement à l’heure actuelle par rapport à ces événements ».

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Publié par le 2 mars 2011 dans Uncategorized

 

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